La beauté est-elle universelle ?

Existe-t-il des critères universels permettant de juger si un visage est attirant, « beau » ?
Tout le mode trouve beau la Vénus de Milo ou Notre Dame de Paris, ou un coucher de soleil sur la mer, Universel signifie une beauté pour tous et toutes, toutes ethnies et civilisations confondues. Kant en donnait cette définition, « c’est l’objet d’un plaisir universellement partagé ».

Mais quid d’un visage ?

Dans notre pratique quotidienne, il nous apparaît clairement que les asiatiques ne «pensent» pas exactement comme nous, il en est de même pour les habitantes du Moyen-Orient ou d’Amérique du Sud.
Le beau est donc universel et singulier.
Cependant le modèle prégnant, celui qui entraîne la plus grande adhésion reste le modèle occidental, françaises, italiennes ou américaines en tête. Est-ce la force des publicités, les agences de mode ou des films ? Sont-ce des relents de temps déjà anciens où la femme blanche occidentale apparaissait comme la norme enviable ?
Difficile de répondre.
Certains chercheurs ont tenté d’évaluer cette beauté universelle en se basant sur des modèles mathématiques, reproduisant l’activité de nos neurones, face à ce que chacun peut apprécier comme beau… un algorithme en quelque sorte, qui traite l’information provenant des yeux.
Ce qui est beau est souvent une information facile et rapide à coder pour notre cerveau.
Des études précédentes ont révélé que cette information visuelle, visages, paysages, architectures, monuments, formes géométriques etc… entraine une secretion de dopamine, active le circuit de la récompense et génère donc du plaisir.
Ce qui ressort de cette expérience effectuée auprès d’une centaine d’hommes, est que ce sont des visages arrondis à la peau homogène, aux contours réguliers, aux courbures fines qui sont jugés les plus attractifs, et qu’il y a un réel amour de la symétrie.
On peut le comprendre car ce type de visage révèle une personne jeune et en bonne santé.
Mais il y a également des expériences personnelles, l’imagination, un supplément d’âme, et finalement l’appréciation de la beauté est un mélange subtil entre des mensurations physiques et la grâce d’un sourire ou d’un regard qui décide du beau certes, mais surtout du charme, de l’attirance.

La beauté est-elle universelle ? On serait tenté de prime abord de dire oui, mais en réalité cela demeure fondamentalement un mystère qui est bien plus de l’ordre de la révélation que de l’évaluation.
A la suite de ces petites réflexions, que peut-on dire du role du Médecin esthétique. Qu’il doit respecter le physique originel, l’ensemble de la personnalité, et éviter les transformations qui tendent à la standardisation du « modèle féminin ».

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