Le traitement « full face »

Lors de la première rencontre en médecine esthétique du visage, le praticien se doit de prendre un temps certain pour analyser les besoins (raisonnables) et les motivations qui amènent le patient à consulter.

Ses souhaits peuvent être influencés par des critères de beauté glanés ci et là, lors de discussions entre amis ou à la lecture de magazines, et plus encore désormais, en regardant des photos (toutes retouchées) sur les réseaux sociaux, Instagram en premier.
Ce qu’il ressent en revanche est rarement influencé par des considérations externes. Il (ou elle) ressent son visage fatigué, triste, sévère, relâché… c’est ce qui lui apparaît au fil des jours, seul devant son miroir, et ce ressenti devient prépondérant, l’amenant à consulter.
Les soins en général, la quantité et les points d’injection en résultent totalement, le traitement est adapté individuellement.
C’est pourquoi il faut accorder une grande importance à la première visite du patient, confrontation singulière entre médecin et patient.

Les produits les plus fréquemment utilisés pour apporter la bonne réponse sont l’acide hyaluronique, la toxine botulique, les fils coréens.

Nous sommes également confrontés à une problématique nouvelle, beaucoup de nos patientes sont jeunes, il faut dans ce cas être plus préventif que correctif, dans le but de ralentir le vieillissement cutané.

J’ai traité dans deux chapitres précédents, la quantité à injecter. Cette notion est fondamentale, car si trop injecter amène souvent à transformer le visage, trop peu injecter est source de déception. Un traitement « full face », de tout le visage donc, nécessite le plus souvent entre 4 voire 8 seringues, ce qui forcément a un coût élevé. Je propose d’étaler les soins entre deux à quatre séances si nécessaire.

À quel âge faudra-t-il commencer ? Et à partir du jour J de l’injection quel ressenti est souhaitable ?

Si on pose la question, la plupart des patients et patientes disent qu’ils se trouvaient à leur mieux entre 30 et 40 ans. C’est donc l’âge idéal pour débuter les soins.
Pour les patients qui commencent plus tard que la trentaine, il est raisonnable d’espérer gagner « une petite dizaine d’année » d’apparence, en plus de tirer le meilleur parti de chaque visage traité.

Ces protocoles précis, presque arithmétiques, s’ils tiennent compte de la personnalité et de la singularité de chaque personne, est gage de sécurité et de naturel dans les résultats obtenus.

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