Se méfier de l’éloge de la beauté online

Se méfier de l’éloge de la beauté online

Internet est-il l’ami du médecin esthétique ou au contraire crée-t-il une gêne dans la perception et le rapport à la beauté, qui s’installent entre le patient et le spécialiste comme entre le patient et le monde qui l’entoure ?

Voir la vie au travers du filtre d’Instagram

Les smartphones ont démultiplié à l’infini le nombre de photos et leur stockage. Il est ainsi courant de se prendre en photo plus de dix fois par jour, de les voir et les analyser aussi souvent que l’on veut. 
Outre la tyrannie que cela entraine forcément, le futur patient créé lui-même les conditions de son propre diagnostic beauté.
Il se scrute, puis se compare aux autres photos, toutes corrigées, des réseaux sociaux avec lesquels il vit au quotidien. Et si Instagram grignote son retard sur Facebook, à qui il appartient par ailleurs, c’est que l’image prend le pas sur le texte, sur le fond, sur le profond. Il devient impératif dans cette société d’images, où ce que l’on voit est ce que l’on croit, de tenter de parfaire celle-ci. Souvent il ne s’agit plus de paraître plus attrayant, mais rajeunie et embellie, selon les critères du moment, et commence la recherche des standards de beauté.
 

Accéder aux requêtes raisonnables

Il est pourtant bien légitime de vouloir contrôler les affres du temps qui passe, et c’est mon rôle de vous proposer une peau unifiée et zéro défaut, un visage lisse, des formes parfaitement dessinées, repulpées là où il faut et tendues ailleurs. 
Le visage c’est ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Le médecin esthétique a pour tâche de gommer les stigmates du temps tout en conservant ce qui se cache derrière vos yeux et vos expressions, la vie tout simplement…

Si l’habit ne fait plus le moine, à nous médecins spécialisés en esthétique de ne pas créer un nouvel adage, la beauté fait l’Homme, ou la femme.

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